Archive pour la catégorie 'emi-cfd'

Non, le ‘corporate’ ne dévore pas les petits enfants.

Wednesday 16 April 2008

La formation en photojournalisme que je suis actuellement à l’EMI-CFD se termine fin mai, juste après le festival de Cannes. Parmi les dernières heures de cours : trois jours consacrés à la pratique du “corporate“.

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Même à contre-cœur, de nombreux photographes l’avouent : peu vivent de leur seul travail dans la presse. Du coup, quelle est la solution photographique idéale pour payer EDF et la crèche des enfants ? Le Corporate, bien sûr !

On ne peut pas (on ne peut plus ?) pas négliger le corporate assignment (littéralement : mission d’entreprise). Du coup, à l’école, on va apprendre à travailler en dehors de la presse de temps à autre, pour des entreprises diverses et variées. De fait, ainsi que me le faisait remarquer Jean-Marie, même Magnum produit pour les entreprises. L’agence de Capa & Bresson a même ouvert une galerie pour valoriser leurs travaux auprès de clients institutionnels. Selon strategies.fr, cela représente désormais autour de 30% de leur chiffre d’affaire !

Même si la formation de l’emi-cfd m’a déjà beaucoup aidé à mieux approcher la presse, je ne néglige pas pour autant cet autre aspect de mon travail. Lors d’un récent mariage, j’ai rencontré la responsable d’une agence de communication. Échanges de cartes, photos appréciées… parfait ! Me voici qui, deux semaines plus tard, réalise un reportage sur une soirée de travail organisée par une grande banque privée (ci-dessus). Exercice de style, rencontres potentiellement intéressantes pour travailler sur d’autres projets… et bien sûr de quoi payer le loyer. Très bien ! Pourvu que ça dure, surtout quand on a affaire à des gens aussi sympathiques que sérieux.

Et pour répondre à ceux qui se posent la question : oui, mes reportages persos avancent ! Pas très vite, oui, mais je crois tout de même que j’aurais un peu de matière à présenter dans le cadre des ateliers de l’emi-cfd. Mais rien n’est encore terminé…

Je suis un stagiaire.

Thursday 27 March 2008

Mardi, j’ai fait mes premiers pas au troisième étage des nouveaux locaux de Télérama, dans le quartier Masséna (Paris 13ème).

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Me voici qui fais mes premiers pas dans un service photo, et ce sous la houlette de Laurent Abadjian. Il y a deux ans, peu avant mon premier festival de cannes pour Metro, je l’avais rencontré ; il avait taillé la présentation de mes travaux, c’était l’Afrique, le Forum Social Mondial, quelques portraits épars… Il ne s’en souvient pas, je crois ; tant mieux. J’avais organisé une mise en page des photos, ce n’étaient pas tout à fait des tirages seuls… “Vous allez vous plaindre toute votre vie de voir vos photos trop petites dans la presse, alors profitez de votre portfolio pour les présenter en grand !”. Je cite de mémoire mais vous avez compris.

Derrière le comptoir.

Deux photographes sont déjà passées au service montrer leurs travaux. Je n’ose pas me lever et faire un mètre pour me pencher sur leurs photos comme Abadjian ; trop incruste. Mais j’écoute la façon dont elles les présentent, et comment le directeur photo les reçoit, ce qu’il en dit ; c’est instructif, et j’ai déjà une meilleure idée de la manière dont je vais présenter mes travaux, dorénavant.

Chez Télérama, je ne prendrai aucune photo. Au contraire, j’observe et participe à la sélection iconographique du numéro en préparation. Du coup, mon rythme est sûrement moins frénétiques que les journées de François-Nicolas, Mathieu, Sébastien, ou encore Jean-Marie, respectivement chez MediaPart, l’AFP, La Croix et MaxPPP. Eux prennent des photos, suivent des pros sur le terrain. Moi, je suis plutôt derrière le comptoir, et c’est passionnant ! Comment choisit-on une image plutôt qu’une autre parmi une offre pléthorique ? Pourquoi envoyer en prod’ un photographe plutôt qu’un autre ? et ainsi de suite…

En choisissant d’effectuer mon stage pratique chez Télérama, je n’ai pas seulement voulu découvrir l’envers de l’hebdomadaire que j’ai sous les yeux depuis tout petit. J’ai surtout souhaité comprendre comment fonctionnait l’un de mes futurs clients…

…J’aurai l’occasion de revenir sur le sujet d’ici le 18 avril, dernier jour de mon stage.

À vaincre sans péril.

Monday 17 March 2008

Hier soir, j’étais à la mairie du septième arrondissement de Paris. Je venais y sentir l’air de la victoire qui exaltaient tant les jeunes UMP dans la salle des mariages, tous acquis à Rachida Dati (photo).

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Avec moi, Didier & Gwladys, également en formation à l’emi-cfd. Nous étions là pour le journal web de l’école, un exercice grandeur nature nommé “Media Libre” :

www.medialibre.info/2008/

Il n’y avait plus qu’à raconter l’élection de Rachida Dati dans cet arrondissement depuis longtemps acquis à la droite. Heureusement, quelques socialistes, quand même, étaient là.

Plus personnellement, je vais en profiter pour réaliser mon premier P.O.M.… j’avais embarqué mon Zoom H2 pour enregistrer quelques sons et Florence, également présente, m’a fort bien relayé. Je posterai le résultat dans la semaine !

Apprendre à mettre ses tripes sur la table.

Friday 8 February 2008

C’est ainsi que l’équipe de l’EMI-CFD nous a présenté en décembre les interventions de Mat Jacob à l’école. Plus prosaïque, lui parlait de “retrouver ce qu’on a toujours fait”, il y a deux semaines.

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justement, j’ai commencé par photographier mes proches, quand j’ai tenu un appareil photo pour la première fois. Il faudrait que je retrouve ces images d’oral de grec au Bac, de streetshot, de…

Est-ce déjà le moment de donner l’histoire que je vais raconter avec ma grand-mère (photo) ? Peut-être pas, je dois d’abord me laisser le temps de comprendre ce que je fais là. J’étais à Vigneulles-Lès-Hattonchâtel le week-end. J’avais pris le ‘blad, quatre films, un pied, le 50 mm d’un ami… j’ai pris cette photo et quelques autres.

Ces deux dernières semaines, deux fois… quoi ? deux fois 10 minutes ? une fois 5, une deuxième 15 ? Ça m’a fait quelque chose de présenter publiquement (devant la promo) puis personnellement (à Mat Jacob) un projet vraiment perso. Un projet auquel je n’aurai pas forcément cru si ce cours n’avait pas eu lieu. Du coup, je suis parti dès le week-end dernier en Meuse pour commencer.

“Retrouver ce qu’on a toujours fait” ? Pourquoi pas.