"J'étais déçu, les violences étaient terminées."

Le vendredi, c’est guerre.

Stanley Green entoure de Sebastien Baverel, Pomme Celarie, Antoine Doyen et Pierre Morel

Stanley Green entouré de Sebastien Baverel, Pomme Celarie, Antoine Doyen et Pierre Morel

Mais avant cela, j’ai rencontré jeudi le nouveau lauréat du tremplin de l’emi-cfd : Hughes Léglise-Bataille succède à Pierre Morel.

À 40 ans, il a commencé la photo il y a trois ans. Banquier, il a quitté son travail en juin. Courageux. Il me rappelle ces gens que je croise lors de mariage : malgré leurs salaires six à sept fois supérieurs au mien, certains me disent envier ma liberté (toute relative…). En janvier dernier, Hughes, quant à lui, avait d’ailleurs osé partir au Pakistan pour les élections : « je suis arrivé trop tard, j’étais déçu », me dit-il. « Les violences étaient terminée. » Les élections reportées, il est reparti un mois plus tard pour les couvrir. Ses photos sont à découvrir sur son compte flickr.

Mercredi soir, j’étais agréablement surpris par la projection ! Après avoir été déçu par le manque de légendes et l’excès d’effet de la veille, j’ai pris plaisir à regarder les reportages projetés. Moins « chargée » que la veille, la projo laissait plus de places aux légendes et la musique était un peu moins déplacée. Aussi me suis-je laisser impressionner par l’agréable reportage de Chris Keulen sur le cyclisme en Afrique, ou les image de Luca Zanetti sur la guerilla de l’ELN, les derniers disciple du Che en Colombie.

Les autres reportages respiraient tout autant : musique & images étaient mieux associées. Ceci étant, je crois que, jeudi soir, j’ai fait une indigestion d’images. Après avoir revu quelques expositions au couvent des Minimes, je me rendu à la projection du Campo Santo. Arrivé à la moitié, j’avais envie de partir. Ce n’étaient pas les sujet en soi, mais plutôt le rythme de l’ensemble : reportages séparés par des rétrospectives sur Mai 68, l’agence Roger-Viollet ou le Figaro Magazine. Et surtout… j’ai vu trop d’images d’un coup. Je recommence à me poser un certain nombre de questions sur les mois qui viennent.

Ce matin, la conférence sur le journalisme en zone de conflit a bien entendu alimenté ce questionnement. Stanley Green (ci-dessus / photo : Rémy Cortin), Lucas Menget, Yuri Kozhyrev et Patrick Robert partageaient leurs expériences de la guerre. Y aller ou pas ? Qu’y laisse-t-on, qu’y amène-t-on… besoin irrépressible de rapporter les drames au reste du monde ?

Dimanche, je quitte Visa avec une check-list qui commence dès lundi… finis, les bras croisés. À Visa, j’ai rencontré les rédacteurs photos susceptibles d’être intéressés par mes récents sujets. Ne reste plus qu’à…

Stage du côté de Marianne2.fr. Et après ?

Voilà, Joseph et moi, nous sommes en stage chez marianne2.fr. Dans le cadre de l’emi-cfd, nous restons la semaine entière pour fournir une iconographie au site et apprendre à travailler avec la presse. Un exercice à balles réelles, en quelque sorte.

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Hier, j’ai accompagné l’un des journalistes assiter aux points presses de Jean-Marc Ayrault et Henri Emmanuelli (photo). L’idée était d’illustrer l’article de Sylvain Lapoix, « La position du PS sur le traité de Lisbonne pour les Nuls« .

Pour le moment, tout se passe bien, mais le rythme est très calme : j’angoisse un peu quand je commence à rester inactif. Plusieurs articles à illustrer, mais impossible d’entrer à l’automobile club, pas encore de nouvelles de Denis Kessler pour faire son portrait… Ce soir, 18h : photographier une réunion PS du côté de Solférino. Et d’ici là ? Observer le bouclage du magazine qui doit sortir samedi matin.

Jeudi matin : conférence de rédaction pour Marianne2.fr, l’occasion peut-être de relancer la chasse aux sujets photo Pour le moment, j’ai le sentiment que ma présence est sous-exploitée : j’ai vraiment envie de déclencher.

En attendant, cette nouvelle confrontation au métier de journaliste photo est passionnante. Ce matin, Joseph et moi avons pris l’occasion d’interroger le service icono sur la gestion de la photo, du droit d’auteur, des conditions de publication. Des questions nécessaires, les photographes de presse naviguant parfois dans un véritable flou juridique.

Pour plus d’infos à ce sujet, vous pouvez allez faire un tour du côté de l’ANJRPC-Freelens, association de défense des droits des photographes. Une mine d’infos.

(edit)

Liens vers les articles illustrés :

Christophe Guilluy : «L’Etat préfère parler des banlieues plutôt que des classes populaires» ;
Référendum sur le traité de Lisbonne : le jour le plus «non»? ;
La position du PS sur le traité de Lisbonne pour les Nuls.

Retour à l'école.

Ce lundi, retour en classe : me voici à l’Emi-CFD.

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Après quelques années à me demander comment, par où, et… enfin, bref ! si j’allais vraiment pouvoir vivre de la photo, j’ai décidé de passer le concours d’entrée à l’EMI-CFD sur les conseils de Nicolas-François. Parce qu’à l’évidence, ça n’avançait pas tant que ça, côté photo…

Pour le moment, une présentation de l’école, quelques heures en compagnie de Lorenzo Virgili et Mat Jacob, avec quelques explications sur les bases de l’informatique et la recherche Internet… demain, on démarre cash : journalisme écrit, histoire de.

Et si vous êtes curieux : j’ai été désigné pour réaliser le trombi de la promo 2008… c’est sur flickr.

Il n’y a plus qu’à attendre.

Hier, j’ai rendu mon travail sur les députés à l’EMI-CFD, maintenant, on attend l’écrit vendredi et les entretiens dans la foulée.

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Evidemment, aujourd’hui, je suis (un peu) malade : les symptômes de la grippe, mais je ne crois pas que c’est ça… on me dit souvent que je somatise. C’est probablement à l’approche de ce week-end durant lequel Alan et moi allons photographier façade et gens de Commercy… Eh bien ! si à chaque fois que je dois prendre des photos, je tombe malade