Maintenant sur facebook !

Vous vous êtes peut-être un peu aperçus que je blogue vraiment moins depuis quelques mois… Alors voilà, parce que de plus en plus d’iconos, clients… et amis utilisent facebook, j’ai pensé qu’il était temps de dédier une page à mon activité, quelque chose de mis à jour plus régulièrement. Bonne occasion de rentrer un peu plus en contact, de discuter ; je suis toujours preneur d’avis de gens qui n’ont pas autant que moi la tête dans le guidon !

Et bien sûr, je mets la page régulièrement à jours avec mes travaux récents, en cours, à venir, et bien sûr leurs publications :

Cannes !

Oui, je le dis comme un grand « ouf » de soulagement… L’an passé, j’avais terminé le festival à 10 de tension (véridique), alors cette année, je ne me suis pas fait avoir : on ne mélange pas les alcools et on rentre tôt !

Director Bouli Lanners with actors  Zacharie Chasseriaud, Martin Nissen, Paul Bartel at the Cannes Film Festival for the movie "Les Geants". (Photo: Antoine Doyen)

Le réalisateur Bouli Lanners et les jeunes acteurs de son film "Les Géants" au Festival de Cannes.

Quatre à cinq rendez-vous par jour, tout de même, plus d’une trentaine de portraits… rythme frénétique, contraintes difficiles – oui, il y a « trop » de soleil à Cannes… et surtout trop de surfaces blanches à mon goût ! Quelques jolies séries quand même, elles n’auront pas toutes été publiées mais c’est la dure loi de la presse : la pagination de Métro s’est retrouvée bousculée par l’affaire Strauss-Kahn, forcément. Les images se retrouvent donc chez Contour by Getty Images,  elles vont faire leur vie dans le monde entier au gré des sorties de film. Quant à moi, je retourne me coucher… oh ! non : le travail a déjà repris.

À Tignes avec l’équipe de foot des sans-abris.

J’ai passé la semaine dernière avec l’équipe française de foot des sans-abris, encadrée par le collectif Remise en Jeu. Il se préparent activement pour la prochaine édition de la Homeless World Cup qui aura lieu à Paris cette année ! Je vais les suivre au cours de leurs entrainements. Actuellement, ils sont une quinzaine, mais seuls huit d’entre eux seront de l’équipe définitive. La sélection va être rude, car le coach a su monter une bonne équipe, pour le moment.

Ce reportage de longue haleine m’a été inspiré par un précédent travail réalisé à New York en juin et octobre dernier sur Street Soccer USA pour Propos Magazine (hélas mort-né). Je me suis dit: n’y aurait-il pas la même chose en France ? évidemment que si ! Et voilà que j’ai déjà passé un week-end puis une semaine avec ces types venus de toute la France. J’essaie de comprendre leurs modifications, comment ils se comportent les uns envers les autres, quelles sont leurs motivations… Je vais donc suivre Jonathan, Arezki, Kévin, Hamza, Sylla, Igor, Jérôme, Camara et les autres jusqu’en août prochain !

Je ne sais pas encore quand ni où sera publié cette aventure, et résoudre cette équation, c’est évidemment une grosse partie du travail. À suivre !

Nikon D3s, ski, neige & cinéma.

Billet publié sur le blog de Nikon France.

Fin janvier, je me suis retrouvé au festival de cinéma de l’Alpe d’Huez, qui met en avant des comédies. But du jeu ? Photographier réalisateurs et acteurs présents, en commande pour Studio Ciné Live. Après deux journées « calmes » (portraits le matin, ski l’après-midi), le vendredi s’est révélé costaud… 10h à 17h, portraits ! Portraits. Et portraits.

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011. Photo : Antoine Doyen

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011.

Le Nikon D3s et les basses lumières.

Les photographes savent que la neige, c’est un sacré réflecteur… lumières du tonnerre quand on est en intérieur et que l’orientation joue pour vous. Mais faut pas croire, l’écart entre l’extérieur et l’intérieur tourne autour de 6-7 diaphs (au jugé). C’est parfois un peu sombre, et quand on n’a que quelques minutes pour assurer un portrait, mieux vaut jouer sur les hautes vitesses !

Avant de partir, je savais que je serais souvent à 800 iso (je n’ai emporté qu’un réflo, les flashes sont restés au placard), avec la ferme intention de monter plus haut si un portrait tombait en fin de journée… Alors j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé Nikon : « j’ai un D700, c’est pas mal, mais je risque vraiment de le pousser dans ses derniers retranchements… » Hop ! D3s et 85 mm f1.4 G dans le sac ! J’ai eu le nez fin : fin de journée, on m’appelle. Il est 17h30, la nuit tombe… « Arié Elmaleh retourne à Paris dans 30 min., tu peux passer le photographier ? » On range vite fait les skis, on prend le sac… me voilà dans sa chambre, il termine sa valise, enfilera son hoodie puis sa veste au cours de la séance… On est à 2000 iso, mélange de lumière tungstène et jour… chaud. Le D700 aurait eu un peu de mal, surtout dans l’équilibre des couleurs… le D3s s’en sort comme un chef. Tons chauds, bruit limité… Ouf ! on n’avait que 5 minutes.

85 f1.4 et portraits.

Jusqu’ici, mon équipement pour le portrait se résumait au 24-70 f2.8 G et au 50 mm 1.8D, une sacrée optique pour son prix… pas forcément meilleure que le 1.4, non, mais pfiu ! efficace (et pas cher… ce qui compte). Mais tellement moins que le dernier 85  F1.4… ok, OK. D’accord. Le second coûte 10 ou 12 fois plus cher que mon 50. Mais là, je me disais aussi qu’en utilisant les lumières naturelles ou tungstène sur place, je me retrouverais souvent avec de forts contre-jours – on n’a pas toujours la possibilité de bien choisir son cadre ou transformer le décors… Et bien… WOW. Vraiment. J’exagère, mais quand même : c’est à se demander si l’optique n’intègre pas un petit flash tant elle fonctionne bien dans les situations difficiles… Ça coule de source, mais je confirme tout de même : ça bave pas, piqué au top, joli « bokeh »… Le genre de trucs auxquels je ne pense jamais parce qu’après tout, je m’en fiche. Mais quand même : ça bute bien. Va falloir que j’aie le mien… (ndlr : à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai effectivement le mien. Nikon aussi a eu le nez fin quand ils ont accepté de m’en prêter un…)