Nikon D3s, ski, neige & cinéma.

Billet publié sur le blog de Nikon France.

Fin janvier, je me suis retrouvé au festival de cinéma de l’Alpe d’Huez, qui met en avant des comédies. But du jeu ? Photographier réalisateurs et acteurs présents, en commande pour Studio Ciné Live. Après deux journées « calmes » (portraits le matin, ski l’après-midi), le vendredi s’est révélé costaud… 10h à 17h, portraits ! Portraits. Et portraits.

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011. Photo : Antoine Doyen

L'acteur Laurent Lafitte au festival de l'Alpe d'Huez, janvier 2011.

Le Nikon D3s et les basses lumières.

Les photographes savent que la neige, c’est un sacré réflecteur… lumières du tonnerre quand on est en intérieur et que l’orientation joue pour vous. Mais faut pas croire, l’écart entre l’extérieur et l’intérieur tourne autour de 6-7 diaphs (au jugé). C’est parfois un peu sombre, et quand on n’a que quelques minutes pour assurer un portrait, mieux vaut jouer sur les hautes vitesses !

Avant de partir, je savais que je serais souvent à 800 iso (je n’ai emporté qu’un réflo, les flashes sont restés au placard), avec la ferme intention de monter plus haut si un portrait tombait en fin de journée… Alors j’ai pris mon téléphone et j’ai appelé Nikon : « j’ai un D700, c’est pas mal, mais je risque vraiment de le pousser dans ses derniers retranchements… » Hop ! D3s et 85 mm f1.4 G dans le sac ! J’ai eu le nez fin : fin de journée, on m’appelle. Il est 17h30, la nuit tombe… « Arié Elmaleh retourne à Paris dans 30 min., tu peux passer le photographier ? » On range vite fait les skis, on prend le sac… me voilà dans sa chambre, il termine sa valise, enfilera son hoodie puis sa veste au cours de la séance… On est à 2000 iso, mélange de lumière tungstène et jour… chaud. Le D700 aurait eu un peu de mal, surtout dans l’équilibre des couleurs… le D3s s’en sort comme un chef. Tons chauds, bruit limité… Ouf ! on n’avait que 5 minutes.

85 f1.4 et portraits.

Jusqu’ici, mon équipement pour le portrait se résumait au 24-70 f2.8 G et au 50 mm 1.8D, une sacrée optique pour son prix… pas forcément meilleure que le 1.4, non, mais pfiu ! efficace (et pas cher… ce qui compte). Mais tellement moins que le dernier 85  F1.4… ok, OK. D’accord. Le second coûte 10 ou 12 fois plus cher que mon 50. Mais là, je me disais aussi qu’en utilisant les lumières naturelles ou tungstène sur place, je me retrouverais souvent avec de forts contre-jours – on n’a pas toujours la possibilité de bien choisir son cadre ou transformer le décors… Et bien… WOW. Vraiment. J’exagère, mais quand même : c’est à se demander si l’optique n’intègre pas un petit flash tant elle fonctionne bien dans les situations difficiles… Ça coule de source, mais je confirme tout de même : ça bave pas, piqué au top, joli « bokeh »… Le genre de trucs auxquels je ne pense jamais parce qu’après tout, je m’en fiche. Mais quand même : ça bute bien. Va falloir que j’aie le mien… (ndlr : à l’heure où j’écris ces lignes, j’ai effectivement le mien. Nikon aussi a eu le nez fin quand ils ont accepté de m’en prêter un…)

Gaff Tape Dispenser for Your Grip Kit.

Hey les assistants, vous connaissez aphotoassistant.com ? Il vient de publier sa première vidéo d’une série à venir, trucs & astuces pour… ben, les assistants :

Gaff Tape Dispenser for Your Grip Kit from A Photo Assistant on Vimeo.

Make this handy dispenser for gaff tape to keep with you at all times!

Assistants !

Une règle commune parmi les photographes de portrait, c’est de ne jamais laisser traîner son assistant tout seul, sinon on se retrouve avec ça :

Phoenix test shot

Forcément j’ai pris l’habitude de les photographier. La plupart du temps, ce sont des potes qui viennent m’aider au coup par coup, selon leurs dispos. La plupart sont photographes, comme Jean-Marie (ci-dessus, avant de photographier deux membres de Phœnix).

Évidemment, j’en ai fait un album Flickr.

On ne les voit jamais dans les photos, mais ils sont vraiment importants ! D’ailleurs, ils ont même un concours du plus beau aux États-Unis… du montage du matos au maintien du réflecteur pendant la prise de vue, c’est une aide essentielle. J’ai longtemps fait sans, y compris à Cannes où je me débrouillais sans réflo mais, depuis quelques mois, j’ai pris le pli d’appeler quelques collègues / amis à la rescousse au cas par cas. Evidemment, budget presse oblige, je les paie en bière, mais j’espère bien faire quelques prises de vue un peu plus rentables, histoire de remercier ceux qui m’aident régulièrement !

Que ce soit pour porter le matos ou bien assurer la technique, ils sont indispensables.

Quant à ceux qui se demandent ce que fait exactement un assistant… voici quelques débuts de réponse.

Lucile Van Vlamertynghe, comédienne

Jeudi après-midi, j’ai dépanné Sébastien qui ne pouvait pas prendre de photos dans ses conditions habituelles de studio, quelque chose comme ça. Du coup, j’ai photographié son amie Lucile, jeune comédienne qui avait besoin d’un book.

Ça faisait un moment que j’étais tenté de réaliser des photos de comédien(nes) : c’est l’occasion de tester de nouvelles choses, tout en suivant un cahier des charges relativement sévères. Au-delà d’avoir du style, les photos doivent avant tout représenter précisément la personne, sa corpulence, sa carnation, la couleur de ses yeux…

Du coup, j’ai décidé de laisser le flash à l’appart’. Un réflecteur, un Jean-Marie, et c’est parti ! Et l’amie de Lucile pour quelques retouches de maquillage, également.

Intéressant exercice de style… et bien sûr, la la série est visible sur flickr.