à lire & voir dans Causette… Lycée autogérés : utopie ?

En mai & juin dernier, j’ai accompagné Sarah au lycée autogéré de Paris (« LAP ») puis au collège Anne Franck du Mans pour photographier la réalité des établissements autogérés. Le résultat est à lire et à voir ce mois-ci dans le dernier numéro de Causette ! Et pour une fois, ce ne sont pas des portraits… j’en suis plutôt fier.

Leur lendemain

During a meeting at the "LAP" / Photo Antoine Doyen

Je posterai quelques autres photos par ici dans quelques jours. En attendant… à vos kiosques !

Feist à la maison (bon, pas chez moi, mais j’y étais).

Alors, voilà, mardi soir, la Blogothèque m’a invité à photographier le concert qu’ils organisaient avec Feist dans une magnifique maison parisienne – un endroit stupéfiant! –et je crois bien que c’est une des Soirées de Poche que j’ai préférées photographier…

Feist

Folk-rock singer Feist playing in a parisian home for La Blogotheque / photo Antoine Doyen

Je ne suis pas forcément le fan n°1 de Feist mais j’aime beaucoup ce qu’elle fait, chansons touchantes, voix magnifique… eh ! de toute façon, difficile d’en douter à 1 m d’elle ! c’était vraiment très beau, un peu magique, et j’ai pris beaucoup de plaisir à me balader avec mon appareil autour d’elle, son groupe, son public… et j’ai mis quelques-unes des photos sur ma fanage facebook. Allez voir !

Feist, Soirée de Poche avec la Blogothèque (Oct. 2011)

À New York, des SDF jouent au football pour se sortir de la merde.

En octobre 2010, je me suis retrouvé à New York avec Loïc, aka Abstrait ≠ Concret. En reportage de Wall Street à Harlem, nous sommes allé découvrir le Street Soccer, qui vise la réintégration des sans-abris par le biais du foot – et ça marche !

Le sujet a été produit pour la revue Propos qui devait voir le jours en mars 2011 ; pas de chance, le projet a malheureusement été avorté… Plutôt que de laisser le sujet tomber en désuétude, voici les photos, accompagnée du texte de Loïc !

Bonne lecture.


Street Soccer usa (Jun., Oct. 2010) – Images by Antoine Doyen

Lundi 11 octobre 2010. Je vis le premier jour de ma vie sur le continent américain. Par le truchement d’une série de hasards et de désistements, je suis planté au milieu d’un carrefour de Harlem, au croisement de la 125ème et de Lexington, à guetter l’arrivée d’un bus qui stigmatise nécessairement ses passagers. Il va sans dire que je ne suis pas très serein. Alors que seuls quelques individus semblaient véritablement l’attendre quelques secondes plus tôt, voilà que l’habitacle du M35 – tout juste arrivé – ploie déjà sous la pression d’une marée humaine. Les corps de dizaines d’individus s’entrechoquent dans une violence aussi physique que sociale. Selon un article du New-York Times consacré à ce bus emprunté uniquement par des homeless – parce qu’il ne dessert que des foyers de sans-abris – les utilisateurs ont en fait l’habitude d’attendre dans la bouche de métro ou les boutiques à côté, ne pointant leur ganache qu’au moment où celui-ci se vient s’arrimer le long de la chaussée. Beaucoup des individus qui se succèdent au portillon, ont des mines patibulaires. Tout l’imaginaire des milliers d’heures de films et de séries américaines emmagasiné l’espace de toute une vie, ressurgit. Cette pensée a beau être ridicule, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression d’être plongé, l’espace de quelques secondes, dans un épisode de The Wire. La plupart de ces types me rappellent les gangstas de Baltimore et l’accent au couteau qui va avec de paire avec ce genre d’existence. D’autres seraient dignes de jouer les figurants dans un long-métrage sur la culture des pimps. Continue reading

tribute ! ou l’énergie des fans.

J’ai mis longtemps à comprendre quel intérêt on pouvait bien trouver à monter un « tribute band » (un groupe qui ne reprend que les chansons d’un artiste donné). Je rêvais comme pas mal d’ados d’être une star de la guitare – perdu ! – et je me disais que ma plus grande fierté, ce serait toujours d’interpréter mes propres chansons…

Dans les backstage avec Riff Raff au Nouveau Casino. Photo: Antoine Doyen

Et puis j’ai lu Chuck Klosterman : Sex, Drugs, and Cocoa Puffs: A Low Culture Manifesto. Dans l’un des chapitres, il accompagne les Paradise City, un tribute band voué au culte des Guns N’ Roses. Je crois que c’est mon passage préféré de son bouquin, c’est totalement foutraque, et les types vivent leur passion tellement à fond qu’ils sont capables de virer leur guitariste parce qu’il ne ressemble pas assez à Slash…

Évidemment, une partie de moi serait ravie de partir courir le monde entier pour cataloguer les groupes de cette trempe ! Quitte à commencer par la France avec les Four Horsemen et Riff Raff. Fan de Metallica au grand dam de ma femme, amateur d’AC/DC également, je suis aller voir ce que ça donnait sur youtube : ça sonnait dégueulasse et mal enregistré – vidéo amateur ! –, il fallait que j’en aie le cœur net…

Quelques mails et coups de fil plus tard, je découvre Riff Raff dans leur cave à deux pas de Caen, en avril dernier. Répétition de deux heures, mon reflex dans une main, le carnet de notes dans l’autre.  Ces types déploient une énergie incroyable. EN RÉPÉTITION. La rumeur disait que France 3 passerait aussi, tant mieux ! je les ai eu déguisés pour l’occasion… Du pur rock. Un peu show off, très bonne ambiance, et surtout… un jeu précis. Des mecs capables de se prendre la tête longtemps sur l’une ou l’autre transition, à se demander comment font les vrais, au fait… ça joue mieux que ces derniers ! Passion intacte.

Les Four Horsemen, eux, sont parisiens. Je les retrouve un soir au Centre Musical de la Goutte d’Or, là aussi c’est deux heures. Je me rappelle mon sentiment mitigé, les vidéos youtube, tout ça… j’oublie vite la première impression : rarement vu un groupe qui se donne autant ! Eux ne se déguisent pas, ça ne les intéresse pas, et les solos sont assurés par les deux guitaristes (dans le vrai Metallica, c’est Kirk Hammett qui s’y colle, James Hetfield étant plus rare de ce côté-là). C’est fabuleusement technique, beaucoup de groove… les fans de Metallica aiment bien tâcler Kirk Hammett, réputé malhabile en live – façon de parler, quand même… – mais là, faut bien le dire : aucun « pain » à relever. C’est propre.

Alors, forcément, quand je retrouve les deux groupes au Nouveau Casino quelques jours plus tard, je m’attends à quelque chose d’épique… et je ne suis pas déçu. Sûrement l’un des meilleurs concerts auxquels j’ai pu assister dans l’année ! vraiment. Salle presque comble, et acquise ! Un ou deux titres à peine, et Riff Raff a déjà conquis le public… la suite paraît facile. Alors, quand les Four Horsemen débarquent sur scène, c’est presque trop facile pour eux… qui ne s’économisent pas pour autant ! Dans les deux cas : une setlist de fans pour les fans. Comprendre : des titres très appréciés de ces derniers mais trop rarement joués par les « vrais »… Évidemment, j’oublie volontiers à ce moment que je suis journaliste : c’est le fan qui shoote… Est-ce que c’est grave ?

Je vais continuer à suivre ces groupes – et quelques autres, évidemment… – dans les mois qui viennent. À suivre… En attendant, quelques photos de leur live sont ma page facebook : Riff Raff & Four Horsemen @ Nouveau Casino – May 2011.

Get more:

— Quelques photos de leur concert à Paris : Riff Raff & Four Horsemen @ Nouveau Casino – May 2011 ;
– Les Four Horsemen sur Myspace ;
– Riff Raff sur myspace.