EP France, liste de discussion dédiée aux photojournalistes !

Je me rappelle d’une négociation de contrat avec un des journaux qui m’emploient. C’était il y a un peu plus d’un an et, membre d’EPUK (que vous connaissez peut-être s’il vous arrive de bosser pour la presse anglaise), je m’étais dit qu’il aurait idéal d’en parler sur une telle liste en France… mais ça n’existait pas.

B. Pancher et jl. Dumont se retrouvent a verdun pour l'inauguration d'une nouvelle rue au nom du fondateur de l'udf en meuse, lucien namin _ samedi 6 octobre 2007 _ antoine doyen

C’est désormais chose faite ! Avec l’aide des fondateurs d’EPUK, nous venons de mettre en place avec quelques autres la liste EP France !

J’étais déjà membre de la liste Pige, d’une grande aide pour les journalistes pigistes ! Et je me disais souvent qu’il faudrait la même chose pour les photojournalistes.

L’idée ? Se rassembler pour échanger entre photojournalistes pro (c’est vache, mais pas d’étudiants, par exemple) sur la manière dont on vit notre métier, sur des problèmes concrets : les contrats évidemment, les droits à l’image, etc., les éventuels problèmes rencontrés… mais pas de trucs geek. On laisse les questions de matériel aux forums techniques et autre.

Si vous êtes photojournaliste, que vous travaillez pour la France et que l’idée vous tente, l’inscription vous est grande ouverte !

J’y pense et puis j’oublie. Agent 002 !

Tu démarres un blog, tu te dis que t’y mettras toutes tes nouvelles photos et puis… tu ne le fais pas. Même ! à voir mes derniers billets, on me croirait au chômdu, non ? Heureusement, tout va bien – à part les paiements qui hum… non, rien – et c’est avec plaisir que je reprends goût aux premières raisons d’être de ce journal : prendre du recul.

En novembre dernier, Michel Lagarde, agent d’illustrateurs, m’a demandé de photographier les dessinateurs représentés par Agent 002 (dont John Jay, photo).

John Jay

Il a quand même fallu qu’ils en parlent sur leur blog pour que l’info me revienne par le biais d’une recherche Google, et voilà que je me replonge dans la série. C’était le 14 novembre sur l’île Saint-Louis, pour quelques dédicaces de Bellaciao à la galerie Arludik. Jolie rencontre avec les illus’, plutôt sympathiques ! Il pleuvait, j’ai dû en photographier quelques uns à l’intérieur et je ne suis pas super satisfait des couleurs… mais à l’extérieur, jolie lumière de fin d’après-midi une fois la pluie terminée… il faut que je fasse plus de photos après la pluie.

La série de portraits est visible sur Photoshelter :


Illustrateurs de l’agence « agent 002″, Paris, novembre 2009 – Images by Antoine Doyen

[lang_en]You think it will sell… but it ain’t.[/lang_en][lang_fr]Vous croyez que ça va se vendre… mais en fait, non.[/lang_fr]

[lang_en]Those who follow me either on Facebook or via Twitter already know I went to Wichita, KS in late June.


Wichita, KS : The pro-life crusaders’ spleen – Images by Antoine Doyen

I was there with fellow journalist Jean-Cosme Delaloye from La Tribune de Genève (CH). Shooting this story about abortion was a great experience: I went to meet controversial people, have a better understanding on a matter I didn’t know that well…

Technically speaking, I knew it would be more portraits than anything, since we had a lot of appointments in only two days. Meanwhile, I’ve done the best I could so it would also be consistent as a photo essay.  Now the story has been published in August. Once. In Switzerland. And. That. Is. That.

Truth be told, I believe there is a strong story, here. My guess is Getty Reportage thought so, too, since they’re distributing it outside France. From July til September, I emailed several papers to tell them about that story in my country. I could not count those I emailed… but I could tell how many answered.

Please bear in mind I do not feel bitter. In fact, I was warned: French press ain’t doing that okay, those days, and obviously, selling a story isn’t quite easy. Besides, being a young journalist, there could be a trust issue. Nevertheless, I didn’t guess any appointment to discuss that. Only a few conversations, some straw of interest… that’s it. What’s now? Well: I stopped trying. Getty has the story. Fine! Let them catch something. But it definitely raised a lot of questions for me… I’ve always defined myself as a photojournalist. Yet, obviously, I’m gonna make more & more from corporate assignments (that is: shooting happy white collars in firms, or nice portraits) than journalism. Not than I don’t like corporate work: in fact, I do! But feeling like I don’t get the point about how one should progress as a photojournalist really hurts.

Are you a photojournalist? How do you do, those days? Do you earn your whole life out of it? Unfortunately, I think I already get the answer…[/lang_en]

[lang_fr] Ceux d’entre vous qui me suivez soit sur Facebook, soit sur Twitter, savez déjà que je me suis rendu à Wichita (Kansas) en Juin dernier.


Wichita, KS : The pro-life crusaders’ spleen – Images by Antoine Doyen

J’y étais avec Jean-Cosme Delaloye, correspondant aux États-Unis de la Tribune de Genève (Suisse). Photographier une telle histoire a été une excellente expérience : nous avons rencontré des personnalités singulières, au discours controversé, cela m’a donné l’occasion de mieux comprendre un sujet que je connaissais mal.
Sur le plan technique, je savais qu’il y aurait surtout des portraits, et nous n’avions que deux jours sur place. N’empêche, je me suis débrouillé pour photographier tout ce que je pouvais afin que cela ressemble vraiment à un reportage complet. il a été publié en août. En Suisse. Et. C’est. Tout.
À dire vrai, je pensais vraiment tenir une histoire solide. J’imagine que Getty aussi, puisqu’ils le distribuent hors France. De juillet à septembre, j’ai envoyé un paquet d’e-mails aux rédactions françaises. Je ne saurais pas me souvenir combien j’en ai envoyés… mais je sais combien ont répondu.
N’allez pas croire que je sois aigri, ni même amer. En fait, j’étais même prévenu : en France comme ailleurs, la presse ne va pas si bien et, à l’évidence, vendre un sujet n’est pas évident. De surcroît, étant un jeune journaliste, je pose peut-être un problème de crédibilité. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas obtenu le moindre rendez-vous. Quelques conversations, deux, trois avis. Une proposition en conférence de rédaction, même. Mais sans plus. Et maintenant ? Eh bien j’ai lâché l’affaire. Getty a les droits… laissons-les trouver une rédaction intéressée.
Ceci posé, ça me pose quand même pas mal de questions ! Je me suis toujours défini comme photojournaliste. Mais, à l’évidence, c’est de plus en plus grâce au « corporate » que je vais gagner ma vie ; comprendre : en photographiant des cols blancs dans leurs bureaux, ou peut-être des portraits de gens satisfait. Non que ça me déplaise, bien au contraire ! J’adore le côté « business » que ça implique. Mais avoir le sentiment ne plus comprendre comment progresser en tant que photojournaliste m’énerve vraiment.
Et vous ? Vous êtes photojournaliste ? Ça se passe comment, pour vous, en ce moment ? Vous tirez vos revenus uniquement de la presse ? Malheureusement, je crois que j’ai déjà la réponse…

J’y étais avec Jean-Cosme Delaloye, correspondant aux États-Unis de la Tribune de Genève (Suisse). Photographier une telle histoire a été une excellente expérience : nous avons rencontré des personnalités singulières, au discours controversé, cela m’a donné l’occasion de mieux comprendre un sujet que je connaissais mal.

Sur le plan technique, je savais qu’il y aurait surtout des portraits, et nous n’avions que deux jours sur place. N’empêche, je me suis débrouillé pour photographier tout ce que je pouvais afin que cela ressemble vraiment à un reportage complet. Il a été publié en août. En Suisse. Et. C’est. Tout.

À dire vrai, je pensais vraiment tenir une histoire solide. J’imagine que Getty aussi, puisqu’ils le distribuent hors France. De juillet à septembre, j’ai envoyé un paquet d’e-mails aux rédactions françaises. Je ne saurais pas me souvenir combien j’en ai envoyés… mais je sais combien ont répondu.

N’allez pas croire que je sois aigri, ni même amer. En fait, j’étais même prévenu : en France comme ailleurs, la presse ne va pas si bien et, à l’évidence, vendre un sujet n’est pas évident. De surcroît, étant un jeune journaliste, je pose peut-être un problème de crédibilité. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas obtenu le moindre rendez-vous. Quelques conversations, deux, trois avis. Une proposition en conférence de rédaction, même. Mais sans plus. Et maintenant ? Eh bien j’ai lâché l’affaire. Getty a les droits… laissons-les trouver une rédaction intéressée.

Ceci posé, ça me pose quand même pas mal de questions ! Je me suis toujours défini comme photojournaliste. Mais, à l’évidence, c’est de plus en plus grâce au « corporate » que je vais gagner ma vie ; comprendre : en photographiant des cols blancs dans leurs bureaux, ou peut-être des portraits de gens satisfait. Non que ça me déplaise, bien au contraire ! J’adore le côté « business » que ça implique. Mais avoir le sentiment ne plus comprendre comment progresser en tant que photojournaliste m’énerve vraiment.

Et vous ? Vous êtes photojournaliste ? Ça se passe comment, pour vous, en ce moment ? Vous tirez vos revenus uniquement de la presse ? Malheureusement, je crois que j’ai déjà la réponse…[/lang_fr]

Lense Party & Print Party avec Epson : à refaire !

Samedi dernier, j’ai participé en tant que coach à la Lense Party ! Le thème ? Portrait serré d’inconnus au 50 mm.

lense party

Je me demandais un peu qui j’allais  y trouver : des geeks, des ados voire pire, des fans de macro ? Rien de cela ! Je remercie volontiers Xuoan de m’avoir proposé l’aventure, j’ai trouvé très chouette de « coacher » des amateurs de photos (ci-dessus).

Cette dernière année, à faire de plus en plus de portraits, je me suis évidemment (re)posé pas mal de questions : à quelle distance se placer ? Comment cadrer ? Comment isoler son sujet ? Pourquoi cet angle et pas un autre ? …et en fait : qu’est-ce qu’un portrait ?

Du coup, ces questions, j’en ai fait des exercices de style pour Céline, Alain, Adrien, Pierre-Jean et Patrick !

14h20, j’étais aux Halles, devant l’église Saint-Eustache… Pas loin de 200 (!) Lensers attendaient de partir à l’aventure… Hop ! Groupe 4 (5 ?), nous sommes six et je les emmène place de la Bourse. On prend un verre, je leur pose donc la question (rappel pour les étourdis : « qu’est-ce qu’un portrait ? ») et puis, sans leur donner de réponse toute faite, on part sur les Grands Boulevards…

Et toi, tu fais comment ?

On commence par 25 min libres, seul ou en binôme : chacun doit me rapporter un portrait au hasard. Certains ont une préférence pour les jolies filles, d’autres pour les vieux types… on regarde au coin de la rue et on dé-briefe. Parce qu’une fois qu’on a compris ce qu’est un portrait dans les grandes lignes (i.e. faire en sorte que le cadre raconte un peu la personne photographiée), on peut y aller ! Je m’amuse à lancer des contraintes toutes les demi-heures, telles qu’une photo au 1/25e pour jouer sur les flous de mouvement, ou alors une photo où le sujet est assis, ou encore une photo sur fond uni… voire photographier une boutique et son commerçant.

Au fil de l’après-midi, je vois chacun progresser et c’est assez grisant que deux, trois conseils puisse autant aider. Forcément, j’ai fini par me rappeler les exercices de Lorenzo.

Le soir : Print Party avec Epson !

Ok, le concept de « Print Party » peut paraître étrange… en tout cas, moi, quand je fais la fête avec des potes, on ne passe pas la soirée à lancer des tirages. N’empêche, après 3 ou 4 heures à gambader dans Paris, une fois installé à l’Open Bar du Loft Roquette, j’ai laissé volontiers les « Lensers » se ruer sur les imprimantes installées par Epson pour l’occasion… de l’A4 au traceur en passant par l’A3, j’avoue ! ça m’a fait de l’œil mais finalement, j’étais juste crevé… même avant le punch.

Évidemment, j’ai pris quelques photos visibles sur Flickr, et je serai ravi de remettre ça pour la prochaine Lense Party !