New York, le Nikon D3s… et moi.

En octobre, je suis parti à New York pour réaliser un sujet sur le Street Soccer, une organisation qui aide à l’intégration de sans-abris par le biais du football. C’est un sujet que j’ai commencé en juin dernier : j’avais pu rencontrer les responsables new-yorkais, faire quelques photos, mais n’avais guère pu photographier tout ce qu’il fallait.

New York, Oct. 2010. A former broker in Wall Street, Juan was able to leave the street soccer program when he found a job as a doorman at a Chanel's store in Manhattan.

Première prise en main du Nikon D3s.

Des rues de Manhattan à leur foyer sur Wards Island, je me suis retrouvé confronté à des conditions de lumière que même mon D700 pouvait trouver un peu difficiles… alors avant de repartir, j’ai passé un petit coup de fil à Nikon qui m’a mis dans les mains son D3s.

Évidemment, je lui ai trouvé quelques qualités :

  • Première bonne surprise : c’est pas si lourd par rapport au D7001 ;
  • La seconde : l’autonomie. OK, pas vraiment un problème non plus avec le D700 – je peux passer une semaine avec sans recharger, parfois – , mais quand même ;
  • …et surtout : c’est vraiment très sensible !

Il m’est arrivé de faire un portrait à 3200 iso… comme j’en fais à 800 iso sur le D700 ! C’est assez merveilleux de pouvoir shooter un portrait relativement net dans un ascenseur mal éclairé… Super rendu des couleurs, belle réactivité… et ergonomie très bien vue, mais j’ai l’habitude des Nikon. Et la vidéo ? je ne l’ai pas testée, enfin j’ai tout de même essayé, mais c’est tellement une autre logique que je ne me suis pas senti à l’aise ; ce sera pour plus tard.

C’était une première prise en main d’une dizaine de jours, mais je me rends la semaine prochaine au festival de l’Alpe d’Huez avec un D3s, nouvelle occasion de pousser la chose((et nouvelle occasion de vous donner mes impressions plus poussées)). Je vais vraisemblablement réaliser mes portraits pour Studio Ciné Live en lumière naturelle : j’aurai sûrement un flash dans le sac, au cas où, mais je compte bien l’y laisser…

  1. que je ne trouve pas bien léger pour sa taille, certes []

Il y a des jours comme ça.

L’hiver, le froid, mal au dos, matos lourd, petit bureau, dans ma chambre. Et la déprime de saison ? ok, peut-être. Je travaille de plus plus, et donc je sors régulièrement de chez moi… mais je reste aussi beaucoup devant mon ordinateur. Malheureusement, mon bureau n’est pas idéal, et il faut vraiment que je trouve quelque chose en dehors de la maison, histoire de me dépayser un minimum… Le taf à une minute du lit, certains en rêvent, moi ça m’angoisse.

Dominique Reynié

Dominique Reynié au siège du Monde, jeudi 16 décembre 2010.

Et donc hier ? Réveil tardif, pas très envie d’affronter ma to-do-list longue comme un bras, euh, long, dont quelques urgences : un editing pour Propos, quelques coups de fil à passer… 11h, tu prends ta douche, ok, tu vis de la photo, mais tu ne sais plus dans quelle direction tu vas… Je croyais qu’avec l’expérience, tout deviendrait plus facile : il n’en est rien. Au contraire, alors que depuis quelques mois, on m’appelle régulièrement pour un portrait ici, un reportage là, je me pose de plus en plus de questions : la première est celle du style, de l’esthétique que j’adopte… et puis ça me chatouille de travailler en direction de la pub : ça paie un peu mieux que la presse, les enjeux professionnels sont importants – j’adore la pression – et je pourrais me consacrer plus souvent à des sujets perso en m’inquiétant un peu moins de mes revenus. OK. Mais par quel bout la prendre ? Trouver un agent fait partie du plan : bosser avec quelqu’un qui a du recul par rapport à ce que tu fais, par rapport au milieu, abandonner petit à petit certains boulots chiants pour se concentrer sur des projets plus motivants.

Et puis, hier, l’opportunité de trouver un bureau bien situé avec des gens cool – mais rien n’est joué –, puis un coup de fil du Monde pour venir photographier dans leurs locaux le politologue Dominique Reynié (interview à paraître samedi après-midi). D’un coup, journée bouleversée ! tu vérifies la charge de la batterie du flash qu’en fin de compte tu n’utiliseras pas, tu files à Saint Lazare visiter les bureaux, tu reprends le métro pour Glacière, tu rigoles quand ceux qui te bousculent s’aperçoivent qu’un pied photo, en fait c’est douloureux…

J’aime bien travailler pour le monde. D’abord, il y a l’ego – oui, Le Monde, quoi – et puis surtout, je photographie des sociologues, des politiques… ou un scénariste. Et puis un bureau… pouvoir couper avec une journée de boulot une fois rentré. Le rêve (j’ai des rêves simples) ! Et la journée se termine au Chien Stupide avec ta femme et une amie… parfait, tu fais moins la gueule.

[EDIT] Portrait publié dans Le Monde daté de ce dimanche 19 décembre :


Dominique Reynié (Paris, Dec. 2010) – Images by Antoine Doyen

Le café du mercredi matin a repris !

Au début du mois, et à l’initiative de Pierre, le café du mercredi matin a repris ! J’avais créé la chose avec quelques potes photographes il y a quoi, 1 ans ? 2 ans ? et finalement, ça marche toujours de la même manière : de un (pas de bol…) à une dizaine de photographes de presse se retrouve aux aurores en milieu de semaine pour échanger sur leurs expériences récentes.

Le café du mercredi, avec Léo Ridet et Pierre Morel. Photo : Antoine Doyen

OK, parfois, on est parfois très mal luné mais à 8h du mat’, disons que ça fait partie du jeu. Pour plus d’info, et si vous êtes photographes de presse, ça se passe sur le groupe Facebook.

Shits & things.

Believe me, I REALLY wanted to talk to you about how things were doing here in New York, how I lost my passport on Monday, then found it tonight in a homeless shelter, just like, lying on the floor…  Oh ! that’s right. Photography. Reportage. Essay. That kind of stuff. So, hmm, sorry, really, I’m way too tired to write a decent blog post where you’d be happy to read how I’m shooting a story about Street Soccer USA for Propos Magazine… So, instead, here is a picture of some very artistic-whatever-neat-lovely-nice place Loïc, the journalist I came with, lives in when we ain’t on duty:

Shared apartment in Brooklyn.

This is Kyla and her boyfriend, in Brooklyn, like, around Johnson Street Metro Station. Very nice people indeed. The night before yesterday.