tribute ! ou l’énergie des fans.

J’ai mis longtemps à comprendre quel intérêt on pouvait bien trouver à monter un « tribute band » (un groupe qui ne reprend que les chansons d’un artiste donné). Je rêvais comme pas mal d’ados d’être une star de la guitare – perdu ! – et je me disais que ma plus grande fierté, ce serait toujours d’interpréter mes propres chansons…

Dans les backstage avec Riff Raff au Nouveau Casino. Photo: Antoine Doyen

Et puis j’ai lu Chuck Klosterman : Sex, Drugs, and Cocoa Puffs: A Low Culture Manifesto. Dans l’un des chapitres, il accompagne les Paradise City, un tribute band voué au culte des Guns N’ Roses. Je crois que c’est mon passage préféré de son bouquin, c’est totalement foutraque, et les types vivent leur passion tellement à fond qu’ils sont capables de virer leur guitariste parce qu’il ne ressemble pas assez à Slash…

Évidemment, une partie de moi serait ravie de partir courir le monde entier pour cataloguer les groupes de cette trempe ! Quitte à commencer par la France avec les Four Horsemen et Riff Raff. Fan de Metallica au grand dam de ma femme, amateur d’AC/DC également, je suis aller voir ce que ça donnait sur youtube : ça sonnait dégueulasse et mal enregistré – vidéo amateur ! –, il fallait que j’en aie le cœur net…

Quelques mails et coups de fil plus tard, je découvre Riff Raff dans leur cave à deux pas de Caen, en avril dernier. Répétition de deux heures, mon reflex dans une main, le carnet de notes dans l’autre.  Ces types déploient une énergie incroyable. EN RÉPÉTITION. La rumeur disait que France 3 passerait aussi, tant mieux ! je les ai eu déguisés pour l’occasion… Du pur rock. Un peu show off, très bonne ambiance, et surtout… un jeu précis. Des mecs capables de se prendre la tête longtemps sur l’une ou l’autre transition, à se demander comment font les vrais, au fait… ça joue mieux que ces derniers ! Passion intacte.

Les Four Horsemen, eux, sont parisiens. Je les retrouve un soir au Centre Musical de la Goutte d’Or, là aussi c’est deux heures. Je me rappelle mon sentiment mitigé, les vidéos youtube, tout ça… j’oublie vite la première impression : rarement vu un groupe qui se donne autant ! Eux ne se déguisent pas, ça ne les intéresse pas, et les solos sont assurés par les deux guitaristes (dans le vrai Metallica, c’est Kirk Hammett qui s’y colle, James Hetfield étant plus rare de ce côté-là). C’est fabuleusement technique, beaucoup de groove… les fans de Metallica aiment bien tâcler Kirk Hammett, réputé malhabile en live – façon de parler, quand même… – mais là, faut bien le dire : aucun « pain » à relever. C’est propre.

Alors, forcément, quand je retrouve les deux groupes au Nouveau Casino quelques jours plus tard, je m’attends à quelque chose d’épique… et je ne suis pas déçu. Sûrement l’un des meilleurs concerts auxquels j’ai pu assister dans l’année ! vraiment. Salle presque comble, et acquise ! Un ou deux titres à peine, et Riff Raff a déjà conquis le public… la suite paraît facile. Alors, quand les Four Horsemen débarquent sur scène, c’est presque trop facile pour eux… qui ne s’économisent pas pour autant ! Dans les deux cas : une setlist de fans pour les fans. Comprendre : des titres très appréciés de ces derniers mais trop rarement joués par les « vrais »… Évidemment, j’oublie volontiers à ce moment que je suis journaliste : c’est le fan qui shoote… Est-ce que c’est grave ?

Je vais continuer à suivre ces groupes – et quelques autres, évidemment… – dans les mois qui viennent. À suivre… En attendant, quelques photos de leur live sont ma page facebook : Riff Raff & Four Horsemen @ Nouveau Casino – May 2011.

Get more:

— Quelques photos de leur concert à Paris : Riff Raff & Four Horsemen @ Nouveau Casino – May 2011 ;
– Les Four Horsemen sur Myspace ;
– Riff Raff sur myspace.  

Jessica Chastain dans Trois Couleur.

Photographiée à Cannes pour Métro, revoilà Jessica Chastain dans le magazine Trois Couleurs de ce mois-ci !

Jessica Chastain MK2 Trois Couleur

Jessica Chastain, actress (Tree of Life, Take Shelter...) in MK2 - Trois Couleurs. June 2011. Photo: Antoine Doyen

À Tignes avec l’équipe de foot des sans-abris.

J’ai passé la semaine dernière avec l’équipe française de foot des sans-abris, encadrée par le collectif Remise en Jeu. Il se préparent activement pour la prochaine édition de la Homeless World Cup qui aura lieu à Paris cette année ! Je vais les suivre au cours de leurs entrainements. Actuellement, ils sont une quinzaine, mais seuls huit d’entre eux seront de l’équipe définitive. La sélection va être rude, car le coach a su monter une bonne équipe, pour le moment.

Ce reportage de longue haleine m’a été inspiré par un précédent travail réalisé à New York en juin et octobre dernier sur Street Soccer USA pour Propos Magazine (hélas mort-né). Je me suis dit: n’y aurait-il pas la même chose en France ? évidemment que si ! Et voilà que j’ai déjà passé un week-end puis une semaine avec ces types venus de toute la France. J’essaie de comprendre leurs modifications, comment ils se comportent les uns envers les autres, quelles sont leurs motivations… Je vais donc suivre Jonathan, Arezki, Kévin, Hamza, Sylla, Igor, Jérôme, Camara et les autres jusqu’en août prochain !

Je ne sais pas encore quand ni où sera publié cette aventure, et résoudre cette équation, c’est évidemment une grosse partie du travail. À suivre !

New York, le Nikon D3s… et moi.

En octobre, je suis parti à New York pour réaliser un sujet sur le Street Soccer, une organisation qui aide à l’intégration de sans-abris par le biais du football. C’est un sujet que j’ai commencé en juin dernier : j’avais pu rencontrer les responsables new-yorkais, faire quelques photos, mais n’avais guère pu photographier tout ce qu’il fallait.

New York, Oct. 2010. A former broker in Wall Street, Juan was able to leave the street soccer program when he found a job as a doorman at a Chanel's store in Manhattan.

Première prise en main du Nikon D3s.

Des rues de Manhattan à leur foyer sur Wards Island, je me suis retrouvé confronté à des conditions de lumière que même mon D700 pouvait trouver un peu difficiles… alors avant de repartir, j’ai passé un petit coup de fil à Nikon qui m’a mis dans les mains son D3s.

Évidemment, je lui ai trouvé quelques qualités :

  • Première bonne surprise : c’est pas si lourd par rapport au D7001 ;
  • La seconde : l’autonomie. OK, pas vraiment un problème non plus avec le D700 – je peux passer une semaine avec sans recharger, parfois – , mais quand même ;
  • …et surtout : c’est vraiment très sensible !

Il m’est arrivé de faire un portrait à 3200 iso… comme j’en fais à 800 iso sur le D700 ! C’est assez merveilleux de pouvoir shooter un portrait relativement net dans un ascenseur mal éclairé… Super rendu des couleurs, belle réactivité… et ergonomie très bien vue, mais j’ai l’habitude des Nikon. Et la vidéo ? je ne l’ai pas testée, enfin j’ai tout de même essayé, mais c’est tellement une autre logique que je ne me suis pas senti à l’aise ; ce sera pour plus tard.

C’était une première prise en main d’une dizaine de jours, mais je me rends la semaine prochaine au festival de l’Alpe d’Huez avec un D3s, nouvelle occasion de pousser la chose((et nouvelle occasion de vous donner mes impressions plus poussées)). Je vais vraisemblablement réaliser mes portraits pour Studio Ciné Live en lumière naturelle : j’aurai sûrement un flash dans le sac, au cas où, mais je compte bien l’y laisser…

  1. que je ne trouve pas bien léger pour sa taille, certes []