Une semaine tranquille en juin, quelques petits portraits et puis, le jeudi soir, un coup de fil de Milan : le service photo de GQ me demande si ça me dirait de faire un petit aller-retour à Lyon le samedi. Bingo.
Au départ, c’était un sujet comme un autre, mais le texte de Riccardo Romani a fait forte impression sur le réd’ chef et le magazine s’est dit qu’en couverture, ça passerait pas mal… C’est peu dire que je suis fier d’avoir eu cette chance ! Alors que le quotidien d’un photographe se partage entre shooting, bureau (préparation des sujets, prises de retard…) et relance de magazines pour lesquels on rêve de travailler… et là… bam ! c’est l’un d’eux qui t’appelle sans que tu ne les aies jamais contactés ! Evidemment, j’étais terrorisé à l’idée de me louper. Stefano, le rédacteur photo, me demandait un «portrait puissant» (euh…) et il était question de demander si, à tout hasard, je pouvais photographier la cicatrice d’Eric Abidal qui, quelques mois après une opération du foie, a trouvé le temps de remporter la Ligue des Champions avec le F.C. Barcelone. Pas mal, joli brief, un peu de pression évidemment (première collaboration) et finalement… un footballeur très cool, un journaliste très sympa : en une vingtaine de minutes, la série était bouclée. Ne restait plus qu’à remettre les meubles à leur place dans la chambre d’hôtel.
C’est peu dire que c’est une belle surprise, et l’une des plus jolies publications que j’aie pu faire. Le reste du sujet est visible sur ma page facebook.


