Portrait & interview : Spock Buckton, pour le Tag Parfait.

Philadelphie n’est pas bien loin de New York, alors j’en ai profité pour rencontrer Spock Buckton, animateur de PopPorn, lors de mon dernier séjours aux États-Unis.

Popporn's dancing monkey Spock Buckton by Antoine Doyen

Gonzo a préparé les questions, j’ai pris l’Amtrack de bon matin, 1h plus tard, j’étais plongé dans la torpeur de Philadelphie, climat écrasant et l’air conditionné à fond… T-shirt façon sorti du lit, moustache joviale, Spock Buckton m’accueille et m’emmène dans la petite salle au fond vert, ils y tournent quelques interviews et autres conneries. Hormis un carton rempli de DVD de cul aux pochettes délavées, une photo de l’amie Stoya et deux ou trois détails alt-porn, rien ne laisse penser qu’on est chez les créateurs du porn blog le plus visité. Rencontre très cool : type à l’aise, il ne se la raconte pas une seconde, et accepte même de reprendre la moitié de l’interview quand on s’aperçoit que l’enregistreur… n’enregistrait pas.

L’interview se trouve chez leurs « cousins français » du Tag Parfait ; et les photos, comme d’habitude, se retrouve sur flickr et Photoshelter.

Le travail appelle le travail : Sam Pitroda, pour Le Monde.

Ce n’est pas évident de tenir le rythme ! je m’étais promis d’écrire ne serait-ce qu’une fois par semaine et c’est déjà perdu… Heureusement, c’est parce qu’en ce moment, je bosse vraiment pas mal (…et que j’ai un mariage à préparer, tiens).

Sam Pitroda

Bon, j’ai souvent dit que le travail appelait le travail… et j’y crois dur comme fer. Juste au dessus, c’est Sam Pitroda. Je l’ai photographié il y a quelques jours pour Le Monde. Le journal m’appelle de temps en temps pour un portrait, c’est toujours un peu une surprise mais c’est souvent dans de chouettes endroits avec des sujets intéressants. Cette fois-ci, c’était plié en cinq minutes dans une chambre du Hilton, Sam Pitroda s’est révélé adorable, son collaborateur s’est même occupé du réflecteur… c’est dire si j’étais bien accueilli ! Du coup, ça s’est plutôt bien passé et, deux ou trois jours plus tard, une autre icono du Monde m’a appelé : « J’ai bien aimé ce que tu as fait pour Eric, est-ce que tu es libre mercredi ? » Voilà : c’est exactement comme cela que je vois mon métier : aucun job n’est jamais isolé, il appelle toujours la suite… et pour la première fois, j’ai eu deux commandes la même semaine. Appréciable.

Les photos sont évidemment visibles sur photoshelter :


Sam Pitroda (Paris, July 2010) – Images by Antoine Doyen

[lang_fr]FRANCE 24 et RFI organisent le Prix du Webdocumentaire[/lang_fr][lang_en]FRANCE 24-RFI Web Documentary Award[/lang_en]

[lang_fr]Photojournalistes, on pense déjà tous à produire le meilleur web docu possible, du genre à dépasser le papier, pas vrai ? Si vous en avez un sous la main, voici une info pour vous :

Pour la deuxième année consécutive, FRANCE 24 et RFI organisent le Prix du Webdocumentaire. Ce Prix récompense le meilleur webdocumentaire qui se distingue par le choix et le traitement original d’un sujet d’actualité et l’utilisation des nouveaux outils multimédia qu’offre le web.
Ce prix, décerné lors de la soirée du mercredi 1er septembre au festival Visa pour l’Image – Perpignan, est accompagné d’une dotation de 8000 euros.

Retrouvez les conditions de participation et le formulaire d’inscription en ligne aux adresses suivantes :

http://www.france24.com/fr/FRANCE-24-RFI-prix-du-webdocumentaire-2010

http://www.rfi.fr/contenu/FRANCE-24-RFI-prix-du-webdocumentaire-2010

Pour toute demande d’informations : webdocu [at] rfi.fr

Date limite d’inscription : le 20 juillet 2010[/lang_fr]

[lang_en]As a photojournalist, I guess we all dream of making the best web documentary possible, the one that’d overcome paper… if you’ve been working on this side, here is something that might be of some interest to you:

For the second consecutive year, FRANCE 24, the international news television channel and RFI, the international news radio station, are organizing the FRANCE 24-RFI Web Documentary Award. This award honours the web documentary that sets itself apart from the other entries in terms of choice of subject, originality and innovative use of new multimedia tools.

The award will be presented on the 1st of September at the Visa Pour l’Image – Perpignan festival and is accompanied by a cheque for 8,000 euros.

Further information, conditions of entry and the online entry form, can be found at the following addresses:
http://www.france24.com/en/FRANCE-24-RFI-web-documentary-award-2010
http://www.english.rfi.fr/FRANCE-24-RFI-web-documentary-award-2010

For any further information: webdocu [at] rfi.fr

Closing date for entries : 20th July 2010[/lang_en]

Colocation & traumatisme crânien.

Mon pote et confrère Pierre Morel a pris l’habitude sur son blog de publier une photo chaque lundi. Et il tient plutôt bien le rythme ! une jolie manière de rappeler à nos amis, clients et employeurs que, oui, on reste bien en activité. Idée que j’entretiens depuis que j’ai ce blog (ça doit bien faire cinq ans), mais j’ai toujours été un mauvais élève de ce côté-ci du net… Je publie deux ou trois billets de suite, j’y pense et puis j’oublie… Dommage. Mais on me demande parfois ce que je fais « en ce moment » parce que… « sur ton site, il n’y a rien depuis un moment ». Du coup, j’ai décidé de faire mienne cette idée de Pierro, histoire de rappeler qu’en dehors de twitter et facebook, je suis bien vivant !

New York, où j’ai passé deux semaine en juin, fera l’objet d’un petit bilan à part. En attendant, cette semaine, je me suis rendu à Chartres durant deux jours à la demande de Covea (un regroupement de Mutuelles). Objet ? Visiter trois maisons d’accueil destinées aux traumatisés crâniens, et le raconter sous la forme d’un reportage illustrant une journée type. Demande « corporate », mais travail purement journalistique : pas de mise en scène (à l’exception de quelques portraits, un peu posés, forcément), pas de modification des lieux, tout observer au naturel, même si j’ai bien noté que quelques résidents s’étaient fait beaux pour la journée après avoir rangé leur chambre…

On prend le temps quand même de discuter avec les résidents ; émergent des parcours de vie évidemment poignants, de l’accident du travail en passant par la sortie de route. On prend des notes, on écoute, on se familiarise, on se fait accepter pour les photos, c’est pas toujours évident au premier abord. Didier (photo ci-dessus) a attendu un peu avant de nous accepter avec mon assistant…

Les photos serviront à illustrer les sites web des institutions qui sont derrière l’opération.