Bonjour, Je suis photographe, je me permets de te contacter au sujet de Photoshelter », me demande Jérémie. Et ce n’est pas le seul à me demander, ces derniers temps.

Je possède effectivement un compte Photoshelter. Mais, après tout, nous autres photographes finissons toujours par nous retrouver avec 1001 questions sur la sauvegarde et la transmission de nos fichiers. Comme Jean-Marie (photo), alors élève à l’EMI-CFD.
Le temps où l’on se demandait quoi choisir, de Photoshelter ou Digital Railroad est désormais loin, mais je vais tout de même vous donner quelques arguments.
Qui visite Photoshelter ?
Est ce que les clients (notamment la presse) achètent directement sur ton site d’archive ou est ce juste une vitrine ?
J’ai vu quelques iconos bosser dans des services photos, notamment chez Télérama. Je n’ai jamais vu un icono acheter directement des photos, c’est à dire s’occuper du paiement : on récupère la haute-déf’, on prévient l’auteur, et c’est parti !
Je te pose la question à cause des différences de tarifs entre ceux affichés et les barèmes internes de la presse, en général comment ça se passe ?
La plupart des organes de presse établissent un barème de piges photos, i.e. : c’est souvent à prendre ou à laisser. Du coup, la question de la négociation ne se pose pas, sauf à être très reconnu, ou à tenir un scoop. Pas vraiment besoin d’indiquer ses tarifs sur Photoshelter, du coup.
Photoshelter n’est pas une agence.
Autre question récurrente :
« @AntoineDoyen ça t’as déja servit à qqc ton compte photoshelter ? Vu que c’est américain je me demande si y’a des français qui y passent ? » (@JournalPhoto)
ou encore :
«- Quelle est la visibilité de Photoshelter à l’étranger? J’ai l’impression que pas grand monde ne connaît en France chez les iconos, mais j’espère qu’a l’étranger c’est différent. »
En fait, ces questions laissent entendre que Photoshelter est une agence ; il n’en est rien ! L’entreprise a tenté l’aventure, mais elle s’est avérée trop peu rentable. Photoshelter est avant tout un service d’archives personnelles. Professionnels et amateurs peuvent y souscrire. Le site est largement utilisé, notamment par des photographes de renom tel que Vincent Laforêt, et relayé par de nombreux blogs comme The Strobist ou A Photo Editor.
Photoshelter Personal Archive.
C’est le nom du service. Effectivement, je m’en sers pour :
- archiver des fichiers jpeg haute résolution ;
- envoyer ces même images aux magazines, etc., que je sois en commande où qu’ils me demandent simplement des archives. Un lien et c’est fait !
- D’autres utilisent le service de tirages (les photographes scolaires aux U.S., par exemple).
Du coup, cette question n’a pas lieu d’être :
« Comment gères-tu au niveau social en France, si tu vends une photo via photoshelter ? Pas de cotisation sociales ou tu peux quand méme cotiser à l’Agessa? »
Photoshelter est un outil : ça ne change pas vos modes de rémunération. Les journaux continuent à vous payer en salaires, les entreprises en droits d’auteurs (agessa) et voilà ! Vous envoyez une note de piges ou d’auteur, quelque soit le mode de transmission des images.
Le choix du compte.
Joseph me demande :
« petite question Tonio, pour photoshelter, tu es en pro, standard ou basic toi ? »
En fait, je ne sais pas. Je sais juste que j’ai 35 go de disponible ; j’en utilise 15% pour le moment. Et je paie dans les $17 par mois. Mais Gérald Holubowicz résume la question du choix dans l’une de ses récentes notes :
« Depuis la « mort » virtuelle de Digital Railroad, PS est la seule plate-forme à offrir une solution « agency-like, portfolio-business ready » pour photographes. L’offre starter est gratuite pour 150Mo d’hébergement non configurable (je l’ai utilisée pendant plus d’un an pour présenter mon travail via lightbox et slideshow flash). Viennent ensuite les offres au mois le mois ou avec engagement sur un an, entièrement configurable. »
Et voilà ! Que demander d’autres ? J’ajoute au passage que l’équipe de Photoshelter reste à l’écoute de ses utilisateurs, que ce soit directement sur leur site ou via Twitter.
Français
English 


