La rue (zone) interdite.

C’est dimanche, je n’ai pas pris ma douche, je suis inscrit aux Assedic, le temps de retrouver quelques projets photos, etc. ; d’en finir, aussi (avec les travaux en cours, hein) !

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Je n’ai jamais été un aficionado de la photo de rue, dite « humaniste », sauf peut-être ci-dessus dans le Marais, à Paris (avec un nikon fm en bandoulière). Mais ce matin, JeanBa a suscité mon intérêt avec le documentaire de Gilbert Duclos.
Il y conte les formidables aventures du droit à l’image qui se transforme en « droit à l’argent » dès lors qu’on le pousse un peu… Définitivement à regarder :

[googlevideo]http://video.google.fr/videoplay?docid=-8055791195744484552&hl=fr[/googlevideo]

texte de présentation sur Google Vidéo :

« Comment imaginez-vous le Paris de l’après-guerre ou encore la crise des années 30 aux États-Unis ? Ce qui vous viendra spontanément en tête, c’est certainement une photo prise sur le vif par un photographe qui, avec son œil subjectif, a su saisir un moment resté gravé dans nos mémoires. Les photos font partie de notre bagage culturel. Imaginez un seul instant être privé de cette mémoire. Impensable ? L’arrêt Duclos (1998), un jugement de la Cour suprême du Canada marquant l’aboutissement d’une longue saga judiciaire suite à la publication de l’image d’une jeune femme assise sur un trottoir par Gilbert Duclos en 1988, nous entraîne dans cette direction. Il est désormais interdit de photographier des inconnus ou des anonymes dans la rue sans avoir leur permission préalable de publier la photo. Quelles ont été les conséquences directes de l’arrêt Duclos sur le travail du photographe et quelles seront les répercussions de ce jugement sur l’avenir de la pratique documentaire au Québec et en France ? Photographes, historiens d’art, juristes, éditeurs et journalistes tentent de répondre à ces questions ».

Et pour qui veut continuer sa réflexion photographique en vidéo, ne pas oublier l’excellent War Photographer, portrait de James Nachtwey par Christian Frei.

3 thoughts on “La rue (zone) interdite.

  1. Ah qu’il me touche ce reportage. Pour ma part, c’est completement dans ce type de photographie que je me portaits. Certes, je fais maintenant du portrait mais même quand je fais ca, je reste sur une facon « humaniste » de travailler, je laisse vivre les gens que je photographie. Et j’avoue faire partie de ces phtographes qui s’auto censure, qui ne montre pas certaines photos par peur de represailles. C’est completement débile, je te l’accorde, mais c’est là et ca m’empeche souvent de prendre une photo ou de la montrer. J’ai même fait une série de « gens de dos » pour pas avoir de soucis. Je vais tacher d’être plus courageux maintenant et peut-etre même prendre contact avec Patrick Bard. Merci de m’avoir montrer ce reportage.

  2. À ce propos … je n’ai jamais rien signé pour mes portraits !!!…
    Dès que tu seras riche et célèbre, je te fais un procès (t’as une idée du temps que je vais devoir patienter ?)
    A+
    Alan
    (ps: hello François)

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