Je n’échappe pas aux angoisses de la vie quotidienne.

Puisque ce journal est là pour raconter au jour le jour mes débuts de jeune « pro », il me faut vous raconter de temps en temps les sales moments.
Il y a des jours où je me laisser bercer, de mon ordinateur à la chaîne hifi, le temps passe très vite, je n’ai presque rien fait. Beaucoup pensé. C’était cela, ce matin. Il y a d’autres jours, hier !, où j’ai une énergie débordante. Je la consacre à numériser les vingt-cinq tirages réalisés chez Toros Lab, juste histoire de monter un petit résumé de l’exposition Regards d’Afrique.
Il y a des jours comme hier. Et puis, y’en a des comme aujourd’hui. Sociologie depuis le bac, les début tatônnant dans la photo pro depuis un an… mes cours de photo, c’est la vie – oui, ça sonne con mais c’est ça – et mes « intervenants extérieurs »… ce sont les directeurs photo. Il y a eu Magnus, le D.A. de L’Optimum. Décembre dernier. Mes photos, je les lui avait présentées sur mon ordinateur portable, il y avait aussi quelques tirages sur papier agfa semi-contrast. Un vrai bordel, un editing problématique (trop d’image de tout et rien)…
Même son de cloche avec Laurent Abadjan, à Télérama. Entre temps, il y a eu l’Afrique : Forum Social Mondial, les photos dans Libé, de nouveaux portraits… J’hésite encore assez souvent à « appeler ». Comprendre : demander des rendez-vous pour bosser à droite et à gauche. Il y en a : ça roule avec Metro, deux trois autres bonnes perspectives dans certains magazines. Mais c’est vrai que j’ai parfois le cul entre deux chaises !
Reportage, portrait… Afrique, famille… je me situe pas vraiment. Vous faites du reportage, ou du portrait ? les deux ! Forcément, je peine à présenter correctement l’un ou l’autre. Mes limites ne sont pas techniques (c’est qu’on me dit) mais mon regard est encore trop « normal ». Ça veut dire quoi normal, ça veut dire « pas excellent ». J’ai 23 ans. Et j’ai encore du travail : j’apprends.
N’empêche, je sais dire certaines choses et Cannes tombe à point nommé.
…et lisez Larcenet.
(edit) page 54. Tome 2 du Combat Ordinaire… les larmes aux yeux. Mais lisez depuis le début.
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