à lire & voir dans Causette… Lycée autogérés : utopie ?

En mai & juin dernier, j’ai accompagné Sarah au lycée autogéré de Paris (« LAP ») puis au collège Anne Franck du Mans pour photographier la réalité des établissements autogérés. Le résultat est à lire et à voir ce mois-ci dans le dernier numéro de Causette ! Et pour une fois, ce ne sont pas des portraits… j’en suis plutôt fier.

Leur lendemain

During a meeting at the "LAP" / Photo Antoine Doyen

Je posterai quelques autres photos par ici dans quelques jours. En attendant… à vos kiosques !

Ryan Gosling, plus beau que moi ? bon, ok, pourquoi pas.

En mai dernier, au festival de Cannes, j’ai pu voir le dernier film de Nicolas Winding Refn, Drive avec Ryan Gosling (et quelques autres acteurs très cools comme Ron Perlman, Bryan Cranston…). J’en suis ressorti impressionné par la manière dont le film était éclairé, la mise en scène… je suis sorti de la salle avec l’étrange sentiment que Scorsese et Tarantino avaient trouvé leur successeur…

Ryan Gosling

Ryan Gosling au Festival de Cannes, Mai 2010 / Photo Antoine Doyen

Cette année, je n’ai pu photographier que le réalisateur, mais j’avais déjà rencontré Gosling l’année précédente. Il n’était pas si connu, mais après avoir vu Blue Valentine, il allait de soi que c’était en train de changer. Ce mois-ci, j’ai emmené ma femme voir Crazy. Stupid. Love. puis Drive et maintenant, tout ce dont elle parle tend à évoquer le beau Ryan. Dont je ne suis bien sûr pas du tout jaloux. Du moment qu’il n’emménage pas en face de nous, du moins. Je crois que  Maria Luci, de Wonderful Machine, est également tombée sous le charme de ce garçon puisqu’elle m’a demandé de lui raconter un peu comment ça s’était passé, ce portrait. Je vous invite à en lire le récit sur le blog qu’elle tient :

F— Yeah! Ryan Gosling / Wonderful Machine

…et merci Maria pour le petit coup de pub !

Feist à la maison (bon, pas chez moi, mais j’y étais).

Alors, voilà, mardi soir, la Blogothèque m’a invité à photographier le concert qu’ils organisaient avec Feist dans une magnifique maison parisienne – un endroit stupéfiant! –et je crois bien que c’est une des Soirées de Poche que j’ai préférées photographier…

Feist

Folk-rock singer Feist playing in a parisian home for La Blogotheque / photo Antoine Doyen

Je ne suis pas forcément le fan n°1 de Feist mais j’aime beaucoup ce qu’elle fait, chansons touchantes, voix magnifique… eh ! de toute façon, difficile d’en douter à 1 m d’elle ! c’était vraiment très beau, un peu magique, et j’ai pris beaucoup de plaisir à me balader avec mon appareil autour d’elle, son groupe, son public… et j’ai mis quelques-unes des photos sur ma fanage facebook. Allez voir !

Feist, Soirée de Poche avec la Blogothèque (Oct. 2011)

À New York, des SDF jouent au football pour se sortir de la merde.

En octobre 2010, je me suis retrouvé à New York avec Loïc, aka Abstrait ≠ Concret. En reportage de Wall Street à Harlem, nous sommes allé découvrir le Street Soccer, qui vise la réintégration des sans-abris par le biais du foot – et ça marche !

Le sujet a été produit pour la revue Propos qui devait voir le jours en mars 2011 ; pas de chance, le projet a malheureusement été avorté… Plutôt que de laisser le sujet tomber en désuétude, voici les photos, accompagnée du texte de Loïc !

Bonne lecture.


Street Soccer usa (Jun., Oct. 2010) – Images by Antoine Doyen

Lundi 11 octobre 2010. Je vis le premier jour de ma vie sur le continent américain. Par le truchement d’une série de hasards et de désistements, je suis planté au milieu d’un carrefour de Harlem, au croisement de la 125ème et de Lexington, à guetter l’arrivée d’un bus qui stigmatise nécessairement ses passagers. Il va sans dire que je ne suis pas très serein. Alors que seuls quelques individus semblaient véritablement l’attendre quelques secondes plus tôt, voilà que l’habitacle du M35 – tout juste arrivé – ploie déjà sous la pression d’une marée humaine. Les corps de dizaines d’individus s’entrechoquent dans une violence aussi physique que sociale. Selon un article du New-York Times consacré à ce bus emprunté uniquement par des homeless – parce qu’il ne dessert que des foyers de sans-abris – les utilisateurs ont en fait l’habitude d’attendre dans la bouche de métro ou les boutiques à côté, ne pointant leur ganache qu’au moment où celui-ci se vient s’arrimer le long de la chaussée. Beaucoup des individus qui se succèdent au portillon, ont des mines patibulaires. Tout l’imaginaire des milliers d’heures de films et de séries américaines emmagasiné l’espace de toute une vie, ressurgit. Cette pensée a beau être ridicule, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression d’être plongé, l’espace de quelques secondes, dans un épisode de The Wire. La plupart de ces types me rappellent les gangstas de Baltimore et l’accent au couteau qui va avec de paire avec ce genre d’existence. D’autres seraient dignes de jouer les figurants dans un long-métrage sur la culture des pimps. Continue reading