“J’étais déçu, les violences étaient terminées.”
Le vendredi, c’est guerre.
Mais avant cela, j’ai rencontré jeudi le nouveau lauréat du tremplin de l’emi-cfd : Hughes Léglise-Bataille succède à Pierre Morel.
À 40 ans, il a commencé la photo il y a trois ans. Banquier, il a quitté son travail en juin. Courageux. Il me rappelle ces gens que je croise lors de mariage : malgré leurs salaires six à sept fois supérieurs au mien, certains me disent envier ma liberté (toute relative…). En janvier dernier, Hughes, quant à lui, avait d’ailleurs osé partir au Pakistan pour les élections : “je suis arrivé trop tard, j’étais déçu”, me dit-il. “Les violences étaient terminée.” Les élections reportées, il est reparti un mois plus tard pour les couvrir. Ses photos sont à découvrir sur son compte flickr.
Mercredi soir, j’étais agréablement surpris par la projection ! Après avoir été déçu par le manque de légendes et l’excès d’effet de la veille, j’ai pris plaisir à regarder les reportages projetés. Moins “chargée” que la veille, la projo laissait plus de places aux légendes et la musique était un peu moins déplacée. Aussi me suis-je laisser impressionner par l’agréable reportage de Chris Keulen sur le cyclisme en Afrique, ou les image de Luca Zanetti sur la guerilla de l’ELN, les derniers disciple du Che en Colombie.
Les autres reportages respiraient tout autant : musique & images étaient mieux associées. Ceci étant, je crois que, jeudi soir, j’ai fait une indigestion d’images. Après avoir revu quelques expositions au couvent des Minimes, je me rendu à la projection du Campo Santo. Arrivé à la moitié, j’avais envie de partir. Ce n’étaient pas les sujet en soi, mais plutôt le rythme de l’ensemble : reportages séparés par des rétrospectives sur Mai 68, l’agence Roger-Viollet ou le Figaro Magazine. Et surtout… j’ai vu trop d’images d’un coup. Je recommence à me poser un certain nombre de questions sur les mois qui viennent.
Ce matin, la conférence sur le journalisme en zone de conflit a bien entendu alimenté ce questionnement. Stanley Green (ci-dessus / photo : Rémy Cortin), Lucas Menget, Yuri Kozhyrev et Patrick Robert partageaient leurs expériences de la guerre. Y aller ou pas ? Qu’y laisse-t-on, qu’y amène-t-on… besoin irrépressible de rapporter les drames au reste du monde ?
Dimanche, je quitte Visa avec une check-list qui commence dès lundi… finis, les bras croisés. À Visa, j’ai rencontré les rédacteurs photos susceptibles d’être intéressés par mes récents sujets. Ne reste plus qu’à …
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2008-09-06 at 12.22 am
Hugo est également représentatif des “stars” flickr je trouve… il se sert avec pugnacité de ce support, qui a fini par créé un certain usage, une ou des esthétique(s), et donc de nouveaux acteurs.
T’es un peu vache pour le titre, hehe
Prochain événement photo-journalisme qui vaut le détour, tu m’emmènes ?
2008-09-06 at 9.55 am
Tiens, j’ai entendu hier ton interview sur France-Culture hier après-midi (vers 18h30). Tu t’en es tiré impeccablement !
2008-09-08 at 2.06 pm
C’est vrai que le titre, il craint !
2008-09-08 at 2.08 pm
bande de trolls
2008-09-09 at 12.57 am
Salut et merci pour l’attention, mais c’est vrai que ce titre (avec la photo de Stanley Greene en dessous ?!), ça m’a fait un peu tiquer ! Le raccourci est un peu facile et réducteur par rapport à la discussion qu’on a eue. Arriver au Pakistan 6 jours après l’assassinat de Benazir Bhutto et les heurts qui ont suivis, pendant lesquels on craignait que le pays tout entier ne bascule dans la violence, forcément c’est décevant. Ca a été un moment clé de l’histoire du Pakistan, qui a fait la une de tous les journaux, alors rater un tel évènement de si peu, c’est assez frustrant. Mais ton titre peut donner l’impression que c’est l’absence de violence qui m’a déçue, ce qui n’est pas correct. Bon, voilà , c’est pas grave, mais c’est dit !
2008-09-09 at 11.12 pm
faut au on parle mon poulet…
je reviens demain… tu fais auoi demain soir???
cherche pas j ai plus de portable… he is dead
2008-09-11 at 3.48 pm
terminées! les violences étaient terminées…faute de Mr Doyen. 18/20.