T’as pas 250 euro-balles ?
Alors que je reprends un peu la pellicule (ici : l’ami David dans de la Kodak 200 iso dans un nikon fm, le 21 juin dernier) parce que j’en ai plein qui traîne et que ça m’énerve, je découvre de fausses-bonnes idées.

David surveille son café.
Cette année, pour le festival d’Arles, on aura l’occasion de présenter son…travail, son portfolio à des professionnels plus ou moins importants dans le monde de la photo, des journalistes spécialisés aux éditeurs de bouquins. Je ne vais pas épiloguer sur l’article d’Hervé Le Goff parce qu’on retrouvera très vite mon avis sur le prix prohibitif de l’affaire dans les commentaires. Oui, il faut payer. 250 euros. 250 euros pour rencontrer dix personnes qui nous laisseraient vingt minutes pour apprécier ce qu’on leur a apporté. Pour plus de détails sur tout cela, consultez l’article de photographie.com et l’avis de quelques organismes professionnels.
Je l’évoquais sûrement avec Alan ou un autre, je sais plus : 250 euros pour rencontrer dix personnes d’un coup, je me disais, après tout ! pourquoi pas, pour quelqu’un qui vit dans un coin un peu isolé des pros de la photo (pas à Paris, quoi), c’est sûrement une belle occasion de tir groupé. Sauf que sur les dix rencontres, on n’est pas assuré que tous les intervenants que l’on aura choisi nous recevront. La certitude ne vaut que pour deux, le reste est à l’avenant. Avec le risque de perdre son temps…
Quand on sait ce que coûte de réaliser un porfolio – cher –, et ce que coûte le voyage à Arles, l’inscription… etc. Hum, je suis bien content d’y aller par “touches”, ici, à Paris. D’accord, je me fais un peu tailler des costards par Clémentine Mercier – Libé, fin mars – ou Laurent Abadjan – Télérama, début mai –, etc., mais au moins je ne paie que le métro. Et je me réserve le droit de les recontacter dès que mon travail est plus abouti.
Bref, je ne serai pas à Arles. Je n’ai pas l’argent pour.
Mais je continue à parcourir les nombreux sites de photographes qui m’invitent régulièrement à rester couché : Denis Rouvre, Olivier Roller… et bien d’autres.