Vous reprendrez bien une part de chance.
Justement, hier soir, on mangeait avec l’équipe de Metro au Pastis, ma fois un peu cher pour ce qu’il proposait. Ah, non, c’était avant-hier.

Et puis, voilà qu’arrive Gus Van Sant, dont on ne peut pas dire queses films me soient désagréables, qui débarque. Accompagné de deux jeunes et beaux mecs, il s’installe à la table ronde du fond. Je commence alors à expliquer à Jérôme à quelle point j’aimerais le photographier, là , avec ce décor super chouette. Il y a vraiment une chouette image à faire avec les deux hommes qui le regarderait, lui se concentrant sur l’appareil photo. Cette image, je vais la rater.
Dans mon sac, mon D200, bien sûr, avec un 28 mm dessus. Pas de flash. Pas de pied. Je tremble comme une feuille.Mais au bout d’un sacré moment, je profite d’un vide dans la conversion, je me dis que j’ai rien à perdre et j’y vais ! Je baragouine ma question dans un anglais incompréhensible. Il a pas l’air super chaud, en même temps, je le comprends, mais je prends quand même le temps de mettre les mots dans l’ordre et de lui expliquer que je travaille pour Metro. Et surtout : qu’il y a une super image à faire.
Clic, clac, pour le coup, ça dure deux minutes qui s’étalent sur cinq car nous sommes interrompus à deux reprises par une coupure d’électricité dans le restau. En rentrant, je vois les conséquences de mon tremblement : une lumière assez dégueulasse, un grain vraiment perceptible parce que j’étais à 800 iso, que je tremblais avec une légère sous-exposition, on va dire : pas loin de deux tiers de diaph.
N’empêche, la solution tient au noir & blanc : c’est sûrement la meilleure façon de faire quelque chose de chouette avec du grain numérique. Voilà .
Ah ! et le titre du billet… Oui, finalement, le sujet, était-ce vraiment Gus Van Sant ? Pas forcément. à mi-festival, je prends conscience de ma chance. Il faut bien avouer que Jérôme (Vermelin) a eu de sacrées couilles au cul quand il m’a engagé pour le festival. Question d’âge de sympathie, et puis, il est né dans le 55… le blog, aussi, qui était prometteur. Mais moi plutôt qu’un autre ? Une vraie chance, que l’on m’a donné. Evidemment, j’en profite à plein, avec de chouettes portfolio sur les ambiances cannoises, etc…
Je vais en rappeler quelques-uns, de retour à Paris. Avec plein de nouvelles images sous le bras…